Archive pour la catégorie 'vie quotidienne'

scènes de vie quotidienne

13 mars, 2010

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Les marchés parsèment les rues; aussi succombons-nous rapidement à la tentation de manger fruits et légumes malgré les nombreuses mises en garde que nous avons reçues.

 

et prenons-nous l’habitude indienne de manger des samoussas debout sur le trottoir tous les midis comme le font les indiens.

Chacun travaille même si certaines de ces occupations nous semblent parfois dérisoires: ainsi, voyons nous souvent un femme en train de balayer son bout de trottoir au milieu d’un amas d’immondices.Nous avons d’ailleurs passé les premiers jours nos déchets à la main à la recherche d’une poubelle; il a fallu nous rendre à l’évidence : la poubelle n’existe pour l’instant que dans les lieux les plus occidentalisés de l’Inde et .. à Mahabaleshwar!!

Certains s’assoient donc au milieu des déchets et trient

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La blancheur du linge reste un mystère pour nous: les fleuves sont pollués et sales, le linge sèche souvent sur des toits en tôle, les indiens vivent dans des bidonvilles crasseux et ils sont d’une propreté immaculée..

Hygiène (antiphrase)

3 mars, 2010

 

Ce voyage aura eu au moins une vertu : décomplexer Marie au sujet de son rapport prétendument laxiste à la propreté (moi, je n’avais rien remarqué avant ce voyage, mais depuis…)inde2010161.jpg

Il est vrai que les conditions de vie en Inde ne sont pas propices au maintien constant d’une hygiène parfaite.

D’abord la poussière est partout, surtout quand il fait une température supérieure à 30 °C, c’est-à-dire la majeure partie de la journée. Marie était particulièrement touchée, car elle circulait en sandales (de sport, n’allez pas croire), quant à moi, j’ai rapidement abandonné les sandales de corde achetées à Hyderabad pour me vautrer dans des baskets bien plus confortables. Je n’avais que mes chaussettes à laver (mission impossible : la latérite est tenace).

Quant à nos vêtements, raidis chaque jour de sueur et de poussière, nous avons pris le parti de les laisser tremper  chaque soir dans une vague lessive… ça ne lavait pas au sens complet du terme, mais ça rinçait un peu. D’ailleurs le pantalon blanc de Marie acquérait chaque jour une nouvelle tache indélébile (du moins dans lesdites conditions). Il faut avouer que le rouge fait plus propre…inde2010112.jpg

Nous entretenions en revanche une hygiène corporelle des plus scrupuleuse : deux douches par jour au bas mot, sans compter les innombrables bains de pied que Marie croyait devoir s’infliger – pas seulement à cause des sandales, mais aussi parce que la plus petite manœuvre dans la salle de bains donnait lieu à une inondation généralisée : comme il n’y a pas de bac de douche, l’eau s’évacue par une bonde dans un coin, inde2010129.jpget en l’absence de toute pente susceptible de diriger l’eau dans ce sens… Côté salle de bains, c’est vrai que la propreté n’était pas franchement frappante : à Pune, le miroir n’avait pas vu d’éponge depuis quelques années, et les toilettes n’avaient rien à envier à celles d’un TGV après une panne de 24 h en rase campagne. Mais l’eau était souvent (pas toujours) propre.inde2010127.jpg

Je passe rapidement sur les gaz d’échappement très denses et putrides, dont nous avons tenté assez vainement de nous prémunir en nous camouflant derrière des foulards quand nous circulions en rickshaw… Il fallait de toute façon choisir : soit les cheveux volant en tout sens, soit les bronches définitivement ravagées. Nous avons parfois opté pour la solution la plus féminine – car nous le valons bien.inde2010092.jpg