Archive pour la catégorie 'choc des cultures'

Le temps des colonies

10 mars, 2010

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l’Empire britannique a laissé son empreinte partout- quoique…..rectification….., très peu dans le parler anglophone-

Des demeures immenses, des gazons qu’on coupe au ciseau- le bonheur de posséder un sous-prolétariat: l’un coupe au ciseau tandis que l’autre balaie la pelouse-, la conduite à gauche et…. le cricket: religion nationale, le sport dont parlent les journaux, les chauffeurs de taxi et auquel se livre tout indien dès qu’il dispose d’un moment: les grooms dans le parc de l’hôtel, les enfants dans la rue avec un morceau de bois,

Notre expérience la plus proche du « blanc occidental », nous l’eûmes à Puné dans notre hôtel décrépi certes mais jadis grande demeure coloniale : les grooms y courent par dizaine au moindre coup de sonnette: hallucinant!

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Cette sensation de parenthèse temporelle se trouve d’ailleurs accentuée par la saleté, la misère et le bruit du quartier environnant, à proximité de la gare.

Quant aux grooms qui accourent au moindre coup de sonnette, qui dorment la nuit dans les couloirs, il semblerait qu’il s’agisse de conditions de travail tout à fait habituelles en Inde: ils sont multifonction , l’un d’entre eux nous a proposé dans la même conversation de : laver notre linge, nous trouver un taxi , nous organiser le voyage jusqu’à Goa et , de désespoir, un massage…inde2010100.jpg

On s’est fait rouler

27 février, 2010

L’Inde a beaucoup changé depuis Gandhi , même si on on trouve des statues de toute la famille à chaque coin de rue: Le Mahatma, Indira, Nehru et j’en passe…

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La nuit de notre arrivée- samedi 13 février- alors que nous commencions notre apprentissage de la patience face aux transports en Inde-, l’info tourne en boucle sur les écrans de l’aéroport intérieur de Mumbay: un attentat anti-étrangers vient d’avoir lieu à Puné ( Prononcez Pouna,dit le Lonely Planet)

« Ote-moi d’un doute, Marianne, ce n’est pas là qu’on veut aller après Hyderabad? »

« Bon, allons à Hyderabad, là-bas, ce n’est pas touristique; on sera tranquilles »

 

PERDU !

 

Les Indiens et nous

26 février, 2010

déguisement1  Malgré notre tenue de camouflage- à cause de ?-deguisement 2, les Indiens ne peuvent nous rencontrer sans faire montre de diverses réactions:

 

Les femmes ont les yeux exorbités, se poussent du coude, s’exclament entre elles; l’une d’elles prend même un air dégouté…

Les enfants pouffent,nous saluent de grands « Hie! »et testent leur anglais sur nous car l’occidental parle forcément anglais: pas de chance, ils sont tombés sur nous! Enfin, de façon générale en Inde, entre néophites , nous finissons par nous entendre: quand nous avons répété par trois fois notre phrase, qu’eux-mêmes ont fait de la sorte, notre « conversation » aboutit.

Chez les hommes, la réaction est plus complexe: soit ils nous ignorent, soit , dans un excès contraire, ils demandent à être photographiés à nos côtés: nous avons rencontré ce cas de figure par deux fois à Mahabaleshwar, station touristique indienne: peut-être ont-ils pensé que nous étions une curiosité proposée par l’office de tourisme?

les Indiens et nous