Les transports indiens

 

Hélas nous n’avons pas expérimenté le train, pourtant ce n’est pas faute d’avoir essayé à Pune (le gourou, l’attentat, l’hôtel dans « un bâtiment colonial joliment délabré », dixit le Lonely Planet). Mais nous nous trompions de carrosse : seul l’autobus (Volvo, flambant neuf, à en croire la pub) conduisait à Mahabaleshwar.

inde2010126.jpg

Cependant, avant qu’un Indien obligeant, se proposant de nous assister dans la transaction, ne nous indique qu’aucun train ne conduisait dans ces montagnes (après coup, nous avons compris pourquoi : le relief ne se prêtait pas à la construction d’une voie ferrée), nous avions fait la queue et constaté qu’il fallait retirer un formulaire assez conséquent à un distributeur, le remplir en indiquant nom, lieu de destination et autres données mystérieuses (bigre ! dans quel alphabet ?), le remettre à une vendeuse de billets installée devant un ordinateur antédiluvien et attendre qu’elle délivre un billet qui nous paraissait de plus en plus chimérique. Toutes ces démarches nous ont donc été évitées. Mais nous avons mieux compris pourquoi il y a tant de gens qui trient le papier à recycler dans les poubelles.

 

            Par contre nous avons  tâté de la gare Victoria de Bombay (je crois me souvenir que c’est son nom) pour y déposer nos sacs à la consigne avant l’avion du soir.

inde2010284.jpg

Ça ne nous a pas pris cinq minutes. D’abord, il a fallu trouver la consigne. Là un étranger anglophone nous a obligeamment conseillées : il fallait avoir un billet de train à présenter pour déposer ses bagages (ayant déjà effectué l’ensemble de la manœuvre, il nous a généreusement offert le sien) et surtout faire scanner nos sacs. Nous nous rendons donc à un portique qui avait tout l’air de son homologue d’aéroport, devant lequel un flic débonnaire attendait le chaland. Ah, oui, il voulait bien scanner nos sacs, mais il nous fallait des petits papiers que le préposé à la consigne devait préalablement coller sur les sacs… Nous retournons donc à la case consigne et par gestes nous faisons comprendre à l’employé qu’il nous faut ses petits papelards, il en scelle les fermetures de nos sacs à dos et nous voilà reparties au scanner. Le flic, qui se marrait franchement, a dûment estampillé nos bagages et nouveau retour à la consigne. Présentation du passeport (assez systématique en Inde, même dans les cybercafés), paperasse à remplir, affichage d’un ticket de consigne à grand renfort de colle sur les sacs, et à nous la liberté ! Je crois que nous avons passé une bonne demi-heure à la gare. La manœuvre inverse a été beaucoup plus brève, car Marie – à qui on peut faire confiance – n’avait pas égaré notre récépissé.

Laisser un commentaire