Hygiène (antiphrase)

 

Ce voyage aura eu au moins une vertu : décomplexer Marie au sujet de son rapport prétendument laxiste à la propreté (moi, je n’avais rien remarqué avant ce voyage, mais depuis…)inde2010161.jpg

Il est vrai que les conditions de vie en Inde ne sont pas propices au maintien constant d’une hygiène parfaite.

D’abord la poussière est partout, surtout quand il fait une température supérieure à 30 °C, c’est-à-dire la majeure partie de la journée. Marie était particulièrement touchée, car elle circulait en sandales (de sport, n’allez pas croire), quant à moi, j’ai rapidement abandonné les sandales de corde achetées à Hyderabad pour me vautrer dans des baskets bien plus confortables. Je n’avais que mes chaussettes à laver (mission impossible : la latérite est tenace).

Quant à nos vêtements, raidis chaque jour de sueur et de poussière, nous avons pris le parti de les laisser tremper  chaque soir dans une vague lessive… ça ne lavait pas au sens complet du terme, mais ça rinçait un peu. D’ailleurs le pantalon blanc de Marie acquérait chaque jour une nouvelle tache indélébile (du moins dans lesdites conditions). Il faut avouer que le rouge fait plus propre…inde2010112.jpg

Nous entretenions en revanche une hygiène corporelle des plus scrupuleuse : deux douches par jour au bas mot, sans compter les innombrables bains de pied que Marie croyait devoir s’infliger – pas seulement à cause des sandales, mais aussi parce que la plus petite manœuvre dans la salle de bains donnait lieu à une inondation généralisée : comme il n’y a pas de bac de douche, l’eau s’évacue par une bonde dans un coin, inde2010129.jpget en l’absence de toute pente susceptible de diriger l’eau dans ce sens… Côté salle de bains, c’est vrai que la propreté n’était pas franchement frappante : à Pune, le miroir n’avait pas vu d’éponge depuis quelques années, et les toilettes n’avaient rien à envier à celles d’un TGV après une panne de 24 h en rase campagne. Mais l’eau était souvent (pas toujours) propre.inde2010127.jpg

Je passe rapidement sur les gaz d’échappement très denses et putrides, dont nous avons tenté assez vainement de nous prémunir en nous camouflant derrière des foulards quand nous circulions en rickshaw… Il fallait de toute façon choisir : soit les cheveux volant en tout sens, soit les bronches définitivement ravagées. Nous avons parfois opté pour la solution la plus féminine – car nous le valons bien.inde2010092.jpg

3 Réponses à “Hygiène (antiphrase)”

  1. PU dit :

    Force est de constater que le succès des pubs qui agrémentent ce blog (le prix de la gratuité…) est très aléatoire. Si j’en crois ce que me racontent mes paumes (honte à ma pudeur naturelle !), la « ruse du petit ventre » est sans aucun doute très efficace : de retour d’Inde, Marianne ne remplit même plus les pantalons qu’elle avait dérobés à son fiston Hugo alors qu’il n’était encore âgé que de 14 ans. A se demander ce que nos damoiselles occidentales ont vraiment mangé durant leur périple de 12 jours ! Si c’est ça le « truc » vanté dans la pub… En revanche, aucun succès avec les clopes. Comme en témoigne une photo, sitôt le pied posé sur le sol natal, elle s’est avidement précipitée sur une blonde qu’elle a séchée en 15 secondes ! Profitant d’un tarif éhontément avantageux, elle a rapporté une cartouche d’ignobles Marlboro qui empuantissent désormais l’appart’ de Nîmes et dont les volutes s’échappent jusqu’aux Cévennes… Encore une pub mensongère !

  2. Raphael dit :

    C’est passionnant, lire votre première expérience d’Incredible India (voir la pub sur You tube), c’est à la fois repartir pour l’Inde et se replonger dans le premier voyage dans ce pays aussi décalé. Vous y avez fait un passage éclair, êtes vous prêtes à y repartir?

  3. Marianne dit :

    Réponse de Marianne à la question : oui !

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